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Appel à textes Sampoésie : le défi littéraire est de retour !


 

 

Défi Sampoésie 03 09 2016 livre automne

Crédit photographique : © Dleonis | Dreamstime.com

 

 

Voici le visuel tant attendu après une pause de 2 mois. Belle inspiration à vous ! Merci à toute la communauté #Sampoésie. Je collecte vos mots jusqu’au mercredi 07 septembre 2016 (minuit). J'ai choisi le format photo pour plus de liberté. Automne, livre ou autre horizon : à  chacun ses évocations poétiques. À vos plumes ! 

Comme l'explique la note Infos, les textes seront publiés en format PDF et revue virtuelle sous le titre "Au coin du poème" dès le vendredi 09 septembre 2016. Vous pouvez tweeter, commenter sous cet article ou me rejoindre via Tumblr

Impatiente de vous lire. 

 

Sandra Dulier, auteur, poète, initiatrice  et animatrice bénévole du défi littéraire #Sampoésie.


 

 

 

 


 

 

 


✑ Poésie ✑ Atelier d'écriture ✑ Sampoésie

Commentaires (7)

1. Thierry BOULIER 03/09/2016

LE PEINTRE ET LE CUISINIER

Par un jour froid d'automne, aux paysages de feu,
Souhaitant se mettre au chaud et se détendre un peu,
Un peintre d'aquarelle, l'estomac affamé,
Entra dans une auberge, souhaitant se restaurer.

Dès le pas de la porte il reconnut l'ambiance
Des endroits où le goût ne doit rien à la chance.
Le cadre, chaleureux, faisait du restaurant
Un lieu de pur plaisir, de bien-être accueillant.

Alors qu'il prenait place, il remarqua aux murs,
Placées avec talent, de très belles peintures.
Voulant de la cuisine tester la qualité,
Par le menu du jour il se laissa tenter.

Ce fut une explosion de goûts et de couleur,
Ravissant son palais et ses yeux amateurs.
Lors il voulu connaître le gérant de ce lieu,
Découvrir le talent qui rendait si heureux.

Se dirigeant vers lui pour s'asseoir à sa table,
Le cuisinier, souriant avait un air affable.
En le félicitant pour ses plats délicieux
Notre homme l'interrogea sur l'aspect harmonieux.

"Vous inspireriez-vous des tableaux sur vos murs
Pour présenter vos plats avec un goût si sûr ?
Et d'où viennent ces toiles qui décorent en douceur
Et chaleur cet endroit, quel en est donc l'auteur ?"

"Vous posez deux deux questions, elles n'ont qu'une seule réponse :
Il m'arrive de croquer paysages ou même ronces !
La nature fait parfois de si beaux assemblages
Qu'elle se retrouve aussi aux plats que j'aménage !"

"Ah quel talent, Monsieur, pour pratiquer si bien
Deux arts très différents quand je n'en connais qu'un !"

"Mais, ne voyez point là, Monsieur, trop grand mystère
Et je m'en vais vous dire le fin mot de l'affaire :
Dans peinture et cuisine je ne vois que deux soeurs,
Il faut juste, des deux, aromatiser les couleurs !"

Thierry BOULIER

2. sandradulier (site web) 03/09/2016

Quand plusieurs chemins créatifs s'harmonisent... J'aime beaucoup votre texte. Merci pour ce premier feu d'automne.

3. pascale (site web) 03/09/2016

Bonsoir Sandra
Toujours un plaisir pour moi que celui de coucher quelques mots pour vos délicieux défis, merci encore de permettre de faire couler et partager nos plumes....Belle soirée bises amicales

De feuille à feuille
Glissent les mots
Pour un voyage qui se cueille
De la pointe d'un stylo
Et couler l'automne
De couleurs qui chantonnent
De septembre à décembre
Sur toutes les douces odeurs
De la nature et ses arbres
Sous un tapis coloré
De feuille tombées
Pour un bouquet mélodieux
Égal à un coussin moelleux
Ou se promène
Sous les chênes
Deux amoureux
Aux cœurs harmonieux
Guidés par le vent
Messager de leurs sentiments
Chauffés par les rayons
Du soleil, naît un tourbillon
De feuille à feuille...

4. sandradulier (site web) 03/09/2016

Merci Pascale pour cette fidélité. Très touchée. Votre inspiration automnale est une jolie musique. Amicales pensées.

5. Thierry BOULIER (site web) 04/09/2016

PREMIERS ÉBATS, PREMIERS EMOIS

Il y avait chez elle une forme de beauté triste,
Cicatrice posée par des amants égoïstes.
Son visage magnifique, aux traits si harmonieux,
Cachait sous des sourires l’amertume de ses yeux.
Elle avait vingt-huit ans quand moi j’en avais seize
Et portait fièrement ses origines Bastiaises.
Nous travaillions ensemble, dans la même société
Et elle avait pour moi une tendre amitié.
A force de gentillesse et de proximité,
Je finis par entrer dans son intimité.
A moi, l’adolescent méprisé des adultes,
Elle finit par confier, au milieu du tumulte,
Ce qui brisait son coeur et la rendait sauvage,
repoussant tous les hommes présentant leurs hommages.
« Ces hommes ne voient en moi qu’un corps à posséder
Tandis que toi, si jeune, vois détresse à soigner ! »
Je n’osais pas lui dire que, la nuit en secret,
Des images érotiques dont elle était l’objet
Troublaient mes rêves d’ado pas encore dégrossi,
Déchiré par les feux d’une passion non choisie.
Cette femme désirable, sollicitée chaque jour,
N’attendait qu’une chose : un véritable amour.
Attendri par sa peine, après longue réflexion,
Je décidai bientôt de faire taire mes pulsions
Pour consacrer du temps, pour donner de l’amour,
A cette âme perdue, lui redonner le jour.
Nous faisions route ensemble, après notre labeur,
Jusqu’à la Gare du Nord, sous les regards voyeurs.
Là, nous nous séparions, à chacun son chemin,
Elle prenait son métro, je sautais dans le train.
Les jours passèrent et nous devînmes complices.
Quand je la faisais rire, c’était un vrai délice.
Puis vint un jour de grève et de transports absents,
Alors elle m’invita à son appartement.
Je mentis à ma mère, disant que pour la nuit,
J’irai chez les parents d’un excellent ami
Car je sentais confusément qu’il allait se passer
Quelque chose d’important, que je devais rester.
Nous arrivâmes chez elle et, très naturellement,
Elle me dit de m’asseoir, près d’elle, sur le divan.
« Je t’ai beaucoup parlé, de moi, de mes secrets,
Mais tu ne m’as rien dit de toi, de qui tu es.
Je veux en savoir plus, et nous avons le temps,
Est-ce que tu m’aimes un peu ? Réponds-moi franchement ».
Effrayé par l’idée de perdre à tout jamais
Sa confiance envers moi, notre proximité,
En me raclant la gorge, je débitai des mots
Cachant, tant bien que mal, mes désordres hormonaux.
Je fixai mon regard sur notre environnement,
La table, les rideaux et le tapis Persan.
Mon mal-être se voyait comme un éclair d’orage
Quand je sentis sa main, glissant sur mon visage.
Elle s’approcha plus près tout en ouvrant ses bras,
Chassant d’un seul regard mon terrible embarras.
Mon coeur se mit à battre aussi fort qu’un tambour
Et je m’abandonnai à cet appel d’amour.
Ce fut une expérience à nulle autre pareille,
Je devenais un homme, elle se sentit moins « vieille ».
Son corps, pour moi offert, explosait de bonheur
Et moi je découvrais l’amour en toute splendeur !
Dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais cru
Voir les beautés sublimes d’un corps de femme à nu.
Puis nos âmes épuisées trouvèrent enfin l’oubli,
Nous nous abandonnâmes au reste de la nuit.
Quand nous nous réveillâmes, le matin était blême,
Nous sortîmes tous les deux pour prendre un café crème.
Je ne devais parler de cette nuit partagée
A personne, jamais, elle me l’a fait jurer.
Cette histoire aujourd’hui est à présent prescrite
Et si j’en ai parlé de la manière écrite,
C’est pour qu’elle sache, peut-être, si le hasard le veut,
A quel point j’ai aimé ce délicieux « nous deux ».
J’ai compris quel amour avait guidé ce choix,
Et la valeur précieuse de ce vrai don de soi.
Toi ma Vénus d’un soir, peu importe où tu es,
J’ai, gravés dans mon coeur, tous tes soupirs Bastiais !

6. Elizabeth magnus (site web) 12/09/2016

Bonjour

Chacun de ces poèmes sont de toute beauté, J'aime beaucoup les lire
Mes amitiés
Corinne

7. sandradulier (site web) 12/09/2016

Merci pour les participants #Sampoésie! Je prépare la revue qui sera disponible vendredi.

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