Amour, création, autoédition et poésie

Chaque début janvier invite à une introspection. Depuis plusieurs jours, les images de l’année tournaient dans mon esprit : Salon du Livre de Paris ; parution d’Ambres salines, regards d'écume ; l'exposition à Cousolre ; la rencontre de deux nouvelles amies lors de moments forts en dédicace ; le Grand Prix Hiver 2018 Short Edition ; mes silences solitaires face à la page blanche ; les doutes et les critiques parfois ; la liberté, la joie, le plaisir ; les moments en famille ; les messages chaleureux des lecteurs et leurs encouragements ; les mentions si nombreuses sur Facebook et Pinterest, en particulier ; les petits et grands événements de vie. 

Bref, 2017 fut un tourbillon et une folle aventure. Je ne regrette rien, je garde tout, pêle-mêle et dense. Et je devais poser tout ça, ici, sur mon blog, le lieu le plus intime pour moi. Ce site est ma maison, mon partenaire, mon soutien quand je lis vos commentaires ou vos messages sur le livre d’or. Difficile aussi de donner un titre à ce billet, si dense et intime. J'ai donc choisi « Amour, création, autoédition et poésie. » À vous d’en ajouter d'autres, si le désir est là.

 

Dans le ciel de ma mémoire, je caresse souvent les souvenirs et ceux qui reviennent ont toujours le sourire de l’Amour. Les bases du temps et de notre vie sont les pas légers du partage. Rien n’est plus fort que le lien quand il est limpide de lumière. La force d’aimer appuie ses fondations sur le sens profond des émotions.

Poète dans la fibre même de mon âme, je vibre au diapason d’un cercle immense, universel. Les ondes traversent mon esprit en auras créatrices. J’ignore d’où les chants s’invitent, mais je sais que les lignes gardent le fil de ma profonde spiritualité. Les mots sont la genèse d’un mystère inconnu, un amas de lumière qui se tisse en poèmes.


Que faire de tout ce qui s’exprime ? Je l’offre comme il s’écrit. À quoi bon retenir ce qui s’apparente au feu ? Rien ne restera après ma mort sinon quelques fardes, cahiers et livres que mon fils gardera peut-être en souvenir de moi, si j’ai la patience de tout consigner. Rien n’est éternel, tout retournera dans les aurores boréales et rejoindra alors le grand hémisphère céleste où le bouillon de la création reprendra l’énergie distribuée.


Les mots sont des vagabonds insaisissables et l’invisible muse connaît seule le tracé et le pourquoi de mes écritures. Je ne renie rien de ce qui est moi, je façonne sans fin une sculpture de sable : mes mots voyagent, se partagent en destinations souvent secrètes et se volatiliseront en poussières de lune.


C’est pourquoi je ne m’inquiète jamais du lendemain : la tâche quotidienne me suffit. Écrire est un acte de présence, l’immersion profonde dans un monde inconnu. Aucun poème ne suit un thème ou un mot particulier prédéfini à l’avance : le flux est libre de ses vérités.


Bien consciente d’être différente, à la marge du milieu littéraire, dans un chemin que j’ai choisi sans buts ni victoires, j’ai cueilli pourtant quelques fruits et vécu finalement beaucoup d’aventures. Tous m’ont été offerts et c’est infiniment précieux.
 

Il y a trois mois, je me suis posée la question de savoir si je devais encore écrire, car ma simple plume publique, et finalement très pudique, peut parfois dérouter. Il faut du temps pour comprendre et apprivoiser le tracé de mes lignes si individuelles. Il est possible aussi de passer son chemin. Je ne suis pas dans un tracé classique ni dans une forme académique. Je vis ma poésie selon mon propre schéma de vie. Je pense simplement que quand j’écris, je fais ce que la nature m’a donné en talents et possibles.


Je reçois du courrier de multiples horizons, et je me dis que si tant de gens me lisent, se confient, suivent ce parcours singulier, c’est peut-être que j’ai beaucoup donné. Ma plus grande joie a été de pouvoir offrir des partenariats aux personnes que j’aime et des instants de bien-être aux lecteurs. Les mots ont le pouvoir immense de réconforter et de livrer du bonheur. Quand je poétise, les visages des rencontres sont là. J’écris pour eux. J’en connais aux parcours difficiles, aux chemins tendus, aux finances bancales. J’écoute, je lis, je réponds, je souris. J’improvise aussi un mot de réconfort, un poème pour un anniversaire, selon ce qui m’est demandé. Ce geste est toujours gratuit. En dédicaces, je prends par le bras ou dans mes bras. Un auteur n’est pas une statue en marbre ou un prix. Un auteur, c’est un être qui exprime ce que d’autres pensent ne pas pouvoir dire… Ce qui relie l’humain, c’est l’Amour.


Ce billet est un peu long, je le concède, mais il est l’essence même de ce que je suis en tant que plume, femme et auteure autoéditée. Je le laisse là. Il est désormais une pierre supplémentaire sur mon chemin de poétesse. Il est important, je le crois.

 

Sandra Dulier, plume funambule, le 03.01.2017

 

Quelques liens : le livre Ambres Salines sur Thebookedition (désormais disponible au catalogue) - les photos souvenirs du Salon du Livre de Paris 2017 - le poème Boréale, finaliste du Grand Prix Hiver 2018 Short Edition - mon Instagram - mon  groupe Facebook Mes citations préférées de Sandra Dulier.


 

 


✑ De vous à moi ✑ Autoédition

Commentaires

  • Delattre Laurence
    Bonjour douce et tendre poétesse,
    Je n'oublierai jamais ce jour de notre rencontre, c''était pour moi un moment magique... Troublant, intense et pourtant si naturel, deux poètes qui se rencontrent pour discuter et s'apprécier d'avantage. Ce jour là une merveilleuse amitié est née. Bien que pour moi l'amour pour ta personne et tes créations existait déjà !
    Je ne remercierai jamais assez le destin de nous avoir mises sur la même route mais sans doute que c'était écrit à l'encre d'une plume... Une plume de douceur <3 En rimes de bonheur Bisous ma merveilleuse Sandra
  • sandradulier
    Oh ! Merci chère Laurence. Chaque mot me touche infiniment. C'est un plaisir de partager et d'ouvrir son cœur à de nouvelles rencontres. C'est le plus beau cadeau d'une vie. Doux chemin à toi au creux des lignes tendres de ta plume.

Ajouter un commentaire